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Justine Triet / 2019


Sybil

mercredi 12 juin 2019

Scénaristes : Justine Triet, Arthur Harari

L’art de la décomposition. Ou de la détestation. Badaboum.


Résumé du dossier de presse :

Sibyl est une romancière reconvertie en psychanalyste. Rattrapée par le désir d’écrire, elle décide de quitter la plupart de ses patients. Alors qu’elle cherche l’inspiration, Margot, une jeune actrice en détresse, la supplie de la recevoir. En plein tournage, elle est enceinte de l’acteur principal… qui est en couple avec la réalisatrice du film. Tandis qu’elle lui expose son dilemme passionnel, Sibyl, fascinée, l’enregistre secrètement. La parole de sa patiente nourrit son roman et la replonge dans le tourbillon de son passé. Quand Margot implore Sibyl de la rejoindre à Stromboli pour la fin du tournage, tout s’accélère à une allure vertigineuse…


« Moi je suis déçu en bien, parce que je n’en attendais pas grand-chose (du film), je trouve qu’une cinéaste qui progresse, qui complexifie, qui densifie son cinéma et bien ça doit se saluer, ce n’est pas tous les jours [1]. » (Antoine Guillot, France Culture). Alleluia. Bon, autant vous le dire tout de suite : je n’ai rien compris à ce film. Absolument rien.

Pourtant, ça commençait presque bien. Sybil et son éditeur déjeunent dans un restaurant où les plats défilent sur un tapis roulant. L’idée était bonne : l’homme est en plein mansplaining [2] négatif sur ce que doit être un roman écrit par une femme, sur ce qu’on attend d’une femme qui écrit etc. Le personnage est joué par un écrivain ami et complice de la réalisatrice dans la vie, Aurélien Bélanger, auteur entre autres de Houellebecq écrivain romantique (autant vous dire que je ne le lirai pas) à qui il est souvent comparé par la critique, et chroniqueur quotidien des matinales France Culture. Mise en abime ? Autodérision ?! En voilà une idée réjouissante ! Elle serait bienvenue en effet à propos de cet auteur, pur produit d’une culture mâle blanche autocentrée dominante, dont nous avons le bonheur d’entendre tous les matins les récits égotiques (« jouissance raffinée de sa propre personne » dixit Wikipedia). Aurélien Bélanger est donc un écrivain raffiné : « Justine était celle dont les œuvres avaient toujours l’air d’être – pour le dire de façon désagréable et vengeresse - plus intelligentes qu’elle, ce qui est peut-être le grand secret de l’art et l’unique raison d’en faire : exprimer quelque chose qu’on n’arriverait pas à dire autrement, à articuler des mots nouveaux, des concepts inédits [3] ». Très raffiné.

Mais tentons d’oublier Aurélien Bélanger un instant. Et revenons au dialogue d’ouverture du film :

« Aujourd’hui, les gens, ils sont saturés d’informations, ils ont plein plein de raisons de ne pas lire. Donc en fait, ça n’a peut-être été jamais aussi illégitime de publier un livre. Bon je ne dis pas ça pour te décourager mais c’est vrai que t’es peut-être partie au plus mauvais moment. Quand tu m’as dit il y a 10 ans que tu arrêtais et que tu voulais devenir psy… Tu me dis que tu vas t’y remettre, que tu fais le vide autour de toi, c’est super ! C’est super… Mais on sait très bien, toi comme moi, que l’inspiration ça n’existe pas et on sait aussi que le travail ça ne sert à rien. ». Le visage muet de Sybil est parlant : elle est complètement perdue, absente, elle attend qu’il ait fini. Qu’est-ce qu’écrire ? Pourquoi écrire ? Est-ce que qu’écrire au féminin a un sens ? Est-ce que ça existe ? Est-ce légitime pour une femme d’écrire, de créer ? Quelle place pour la création, pour l’expression de soi, dans la vie d’une femme ? On se réjouit presque de ce qui va être déployé et on se dit que Sybil va taper du pied au fond de la piscine et rebondir ; on se réjouit « presque », oui, car une petite voix nous dit que la baffe ne saurait tarder. La suite s’avèrera rapidement bien déceptive. Et l’autrice d’Une Chambre à soi peut retourner dans sa tombe.

Mais alors quel est le sujet du film, me direz-vous ? Que nous raconte la réalisatrice ?

J’ai passé tout le film à me poser la question, à chercher, gentiment, où se cachait sa vérité, la justesse, la cohérence de son propos. J’ai cherché où se cachait le propos, tout court.

Il faut dire que la réalisatrice nous donne du fil à retordre et met une ardeur particulière à tordre le récit, la chronologie, multiplier les pistes, à décomposer, déconstruire…

« Portrait cubiste », « rien ne s’harmonise, c’est très beau [4] ». « Le portrait de femme est devenu une sorte de genre auquel, bien entendu, le film échappe ». Les critiques sont sans conteste beaucoup plus élogieux pour ce 3e long-métrage de la réalisatrice. Victoria, précédent film qu’elles ont fait ensemble, est lui aussi un « portrait de femme » mais « très linéaire, charmant et qui ne va pas bien loin [5] ». Sybil est lui en sélection officielle au festival de Cannes et connaît un succès critique sans réserves. Le public, lui, doit être moins friand de « complexité », car le film fait peu d’entrées [6]. Mais le public est ignare, c’est bien connu. La réalisatrice est donc enfin prise au sérieux au pays de la critique de cinéma, à 75 % masculine [7], on se permettra de le rappeler. Mais l’enjeu, que dis-je, le Graal, a un prix.

Que nous raconte donc le film ? Aurélien Bélanger ? Une idée ?

« C’est l’histoire d’une psy qui devient la romancière de sa propre vie, car le génie du scénario et du montage permet de se formuler l’hypothèse vertigineuse que ce nous serions entrain de voir, c’est l’adaptation du propre roman de Sybil, ce qui signifierait que la réalité n’ait plus cours dans l’univers du film ; qu’il n’y ait plus rien derrière la fiction, comme le démontre d’ailleurs une citation très shakespearienne de Zemeckis avec un miroir. On se souvient alors que Sybil, c’est le nom de la fille de Lacan et que rien ne ressemble plus à la psychanalyse lacanienne que le montage si libre si délirant ni signifiant du film de Justine Triet. Sybil c’est l’histoire hallucinante et géniale d’un renoncement raisonné au réel. C’est l’histoire d’une femme Virginie Efira dans son rôle le plus terrible, qui, pour reprendre le contrôle de sa vie, renonce à sa conscience, et qui finit dans une ivresse nietzschéenne finale et stupéfiante par rompre volontairement avec le fantôme gigantesque de son ex, le père de sa fille, tandis qu’elle regarde celle-ci comme la prochaine victime, peut-être de ce projet de déliaison qu’elle a décidé de mener à son terme par-delà toute morale religieuse ou terrestre. »

Vous n’avez toujours rien compris ? Allons bon. Vous y mettez de la mauvaise volonté.

Je me souviens de mes premières années d’études en cinéma. Il y a bien longtemps. Le 7e art, j’en étais persuadée, était un objet sacré, « représentatif d’une culture », le reflet d’une réalité, d’une époque, l’expression d’une subjectivité mise au service de l’esthétique. Ou bien était-ce l’inverse ? Sur ces formes, ces esthétiques, beaucoup était dit, écrit, sur son inscription dans l’histoire de l’art. Beaucoup moins sur l’histoire des représentations, des discours, les idéologies et encore moins les questions de genre. On insistait en effet beaucoup moins, bizarrement, sur la volonté et la capacité d’un art et d’une industrie à façonner le réel et sur son pouvoir d’envoyer des messages et de participer ou remettre en question une certaine marche du monde. Ah non, je suis de mauvaise foi : il y avait tout de même Leni Riefenstahl et S.M. Eisenstein, cinéastes de propagande respectivement des régimes nazi et soviétique.

Quel serait le pouvoir et l’implication morale, politique d’une cinéaste aujourd’hui qui a la chance de proposer au public sa fiction du monde ? Peut-on se poser cette question en termes de responsabilité ? Je le pense OUI. Même si cette responsabilité ne peut en aucun cas reposer sur les seules épaules des femmes cinéastes, artistes, ou de celles qui prennent la parole, qui s’exposent, qui osent.

A la découverte du film de Justine Triet, la stupéfaction est d’autant plus grande que la cinéaste a signé la pétition du collectif « 50/50 2020 » pour la parité des sélections de films dans les festivals et en faveur de la visibilité des œuvres des réalisatrices. Mais nous le savons hélas, il ne suffit pas d’être femme pour être avoir un regard féministe (et quel féminisme ?) et le chemin est long vers une décolonisation intérieure tant nous avons été élevées dans la crainte de nos aspirations profondes…

« J’adore (…) les regarder chuter » (Justine Triet, Paris Match , mai 2019)

« J’adore écrire des personnages féminins complexes, qui représentent l’ordre, la morale, le côté bon petit soldat, et les démolir, les regarder chuter. C’est quelque chose de très commun avec des héros masculins mais qu’on voit peu lorsqu’il s’agit d’une fille. » (Justine Triet, Paris Match, 24 mai 2019). La barque est bien pleine, en effet, pour ce personnage que la réalisatrice adore regarder chuter. Le regard est vachard… Mais plutôt que la complexité, c’est la confusion totale qui règne.

Virginie Eifira, en conférence de presse à Cannes [8] : « On m’a demandé comment j’ai composé le personnage. Mais en fait je ne sais absolument pas comment je l’ai composé. Parce que c’est une décomposition totale en fait. Donc c’est presque un travail inverse. Et ce qui est intéressant c’est qu’il y a avec Justine la possibilité à chaque scène en fait, ou plutôt l’obligation de faire environ 45 prises et ce qui permet d’aller chercher dans plein de directions différentes et après de pouvoir, avec ça, imaginer un parcours. A partir du moment où Sybil a cette espèce de projection dans le vide pour voir ce qui émerge d’elle comme si elle cherchait une action, un inconnu, un territoire qui la précède pour découvrir des choses neuves, il y a une perte de conscience, il suffisait de se mettre dans un état de cet ordre-là. »

Mais à force de couches, de pistes, on perd en effet toute cohérence et toute possibilité de compréhension. Pourquoi charger à ce point ce personnage principal ? La réalisatrice a-t-elle des comptes à régler ? C’est en tout cas le sentiment qu’elle pourrait donner, sans que l’on parvienne pour autant à savoir lesquels. Et c’en est presque gênant cette délectation glamour à montrer cette femme aller d’humiliation en humiliation, d’erreur en erreur, de solitude en solitude, de mur en mur. Gênant et… impénétrable tant tout est fait pour qu’on ne la comprenne pas, qu’on ne la déchiffre pas, nous donnant peu d’accès à son humanité, sa profondeur, sa complexité tant revendiquée par la réalisatrice.

« Abimer les personnages » (Justine Triet, conférence de presse, Cannes 2019).

Car Sybil (Virginie Efira) est une psy névrosée de haute volée, violant toutes les règles de déontologie, prenant des décisions irréfléchies sur son avenir, faisant peu de cas de ses enfants, de son compagnon, trahissant deux femmes en tombant dans les bras d’un acteur menteur, brisant les relations de confiance avec sa patiente, recevant ses patients pieds nus et les cheveux mouillés, une vocation d’écrivain qui semble sortir de nulle part… bref j’en passe. La liste est longue des situations en défaveur totale du personnage principal. Les personnages secondaires ne sont pas plus épargnés : la sœur (Laure Calamy) est une paumée manipulatrice perverse ; Margot (Adèle Exarchopoulos) est jeune actrice pleureuse infantile. Aucune n’a de profondeur et ne parvient réellement à exister. Pas plus de tendresse pour la défunte mère de Sybil et sa sœur, dont on apprend, sans aucune compassion, sans faire de sentiment, qu’elle était alcoolique et se serait suicidée. Au suivant !

Des situations ni favorables, ni complexes, ni même – surtout – crédibles. Un tournage digne d’une pub pour des produits de luxe, une psy qui fréquente un groupe de parole des alcooliques anonymes, des réunions d’alcooliques anonymes totalement ridicules (même les mauvaises séries américaines font mieux), un patient de 10 ans qui détient la clé de l’avenir du personnage principal…

Aux personnages féminins s’ajoutent trois hommes ex ou actuels amants / compagnons, à la ressemblance troublante, sans épaisseur ni réalité. L’un censé être le « pilier » du personnage, est un compagnon culpabilisateur et moralisateur ; l’ancien amant est grosso modo une bête de sexe extrêmement photogénique ; le troisième est l’acteur menteur séducteur. Tous donnent le sentiment que la réalisatrice est davantage préoccupée par la forme de son film, plutôt que de prendre au sérieux ses personnages. Le quatrième homme est le psy (joué par le co-scénariste Arthur Harari, père dans la vie de la fille de la réalisatrice) qui assène LA vérité et est censé remettre Sybil dans le droit chemin.

Abimer les actrices ?

On a beau lire à quel point est formidable cette complicité de la réalisatrice et de l’actrice, on souffre tout de même beaucoup de ce qu’elle lui fait subir.

« Quand tu as mon parcours, tu as un taux de tolérance aux humiliations énorme. J’ai été serveuse, j’ai travaillé avec une oreillette où on te dit quoi faire, j’ai même été Miss Tequila… J’ai perdu la honte. » (Virginie Efira, Libération)

Virginie Efira mérite mieux. Traînant des complexes d’« animatrice télé belge » [9], l’actrice est désireuse qu’on lui offre un registre plus large. Adèle Exarchopoulos mérite mieux aussi. « On la voit juste pleurer et avoir la morve au nez du début jusqu’à la fin. On sent qu’elle (J. Triet) la prend du cinéma de Kechiche et qu’elle la pose dans son film sans construire son personnage davantage. » On ne peut dire mieux que Murielle Joudet (France Culture, La Dispute [10]). L’actrice mérite mieux que d’être maltraitée par des metteurs et metteuses en scène « ambitieux·ses » qui jouent de la notoriété sulfureuse du film de Abdellatif Kechiche.

Pour être une réalisatrice estimée et s’autoriser à faire des portraits de femme, faut-il finalement reprendre les codes et les comportements les plus discutables et/ou sexistes de certains réalisateurs ?

« Justine Triet reconnaît s’être souvent identifiée à des rôles masculins, plus nombreux. Plus sûre d’elle aujourd’hui, elle s’est révélée aussi plus « autoritaire ». Parfois un peu sadique, presque « contente » quand Virginie lui a montré ses bleus après une scène violente. “Ce n’est pas ma poupée mais…” » [11]. BADABOUM, comme dirait Chloé Delaume [12].

Ce qui est assez triste, en fait, c’est que le film a toutes les caractéristiques d’une détestation du féminin (excepté le glamour bien-sûr), d’une détestation de soi et d’une célébration qui s’ignore (?) de la culture masculine : refus d’explorer les questions de genre, refus de la psychologisation – type d’analyse que l’on attribue généralement aux femmes ; cinéma référencé – masculin – qui sera adoubé par une culture cinéphilique masculine blanche et auteuriste : Woody Allen (Une autre femme), Roberto Rossellini (Stromboli), Pialat (A nos amours), Godard (Le Mépris), John Huston (The Misfits), Lynch (Mulholland Drive), Opening Night de Cassavetes et Eve de Mankiewicz ; scènes de sexe très crues et surtout très stéréotypées, festival accablant de clichés du cinéma masculin – sur le lavabo, contre le mur, sous la pluie sur la plage, devant la cheminée mettant l’actrice entièrement à nu, l’acteur (son compagnon dans la vie) gardant, lui, son intégrité vestimentaire quasiment jusqu’au bout – mais comment font-ils donc ?

Revenons aux fondamentaux. Et à nos êtres multiples.
« Parfois, quand j’entre dans une pièce ou que j’emprunte une rue familière, je vois une ancienne version de moi-même venir à ma rencontre. Elle ne peut pas me voir dans l’avenir, mais moi, je la vois très clairement. Elle me dépasse d’un pas pressé, inquiète à l’idée d’être en retard à un rendez-vous où elle n’a pas envie d’aller. Elle est assise à une table de restaurant et verse des larmes de rage en se disputant avec un amant qui n’est pas pour elle. Elle avance à grandes enjambées dans ma direction, vêtue des jeans et des bottes en cuir lie-de-vin qu’elle a portés pendant une décennie, et je me souviens de la sensation exacte de ces bottes à mes pieds. Elle se tient dans la salle de réunion d’un journal avec le genre d’hommes de pouvoir qui savent le mieux saper sa confiance en elle, essayant de les persuader de soutenir un projet de loi dont les femmes ont terriblement besoin – en vain. Elle est un fantôme dans le couloir d’un bâtiment de bureaux qu’elle et les autres femmes de "Ms. Magazine" ont arpenté pendant tant d’années. Elle se précipite vers moi à la sortie d’une salle de conférences, parlant, riant, débordant d’optimisme.

Longtemps, elle m’impatientait. Pourquoi perdait-elle tout ce temps ? Pourquoi était-elle avec cet homme ? à ce rendez-vous ? Pourquoi oubliait-elle de dire la chose la plus importante ? Pourquoi n’était-elle pas plus sage, plus productive, plus heureuse ? Mais, ces derniers temps, j’ai commencé à ressentir de la tendresse, une accumulation de larmes à l’arrière de ma gorge, quand je la voyais. Je me dis : "Elle fait de son mieux. Elle a survécu – et elle se donne tellement de mal." Parfois, je voudrais pouvoir revenir en arrière et la prendre dans mes bras. Depuis que j’ai ressenti ce désir, j’ai aussi remarqué que ses différentes images commençaient à se réunir. La petite fille qui écoute la radio dans une pièce vide se tient tout près de la femme qui essaie de réunir des fonds ou qui supplie qu’on lui achète des pages de publicité. La très jeune femme en sari aux yeux fardés de khôl rencontre dans un miroir le regard de la femme en jeans et lunettes de soleil, quinze ans plus tard. Le moi anxieux engoncé dans un trench devant le Plaza écoute un moi plus âgé qui prend la parole lors d’une manifestation. Une grande fille de douze ans aux joues rondes marche à mes côtés dans une rue ensoleillée ; elle regarde les vitrines, savoure mon cornet de glace et se sent remarquablement heureuse.

Nous sommes tant de nous-mêmes différents. Ce n’est pas seulement l’enfant d’il y a longtemps en nous qui a besoin de tendresse et d’acceptation, mais aussi la personne que nous étions l’année dernière, celle que nous voulions être hier, celle que nous avons essayé de devenir le temps d’un boulot ou d’un hiver, dans une histoire d’amour ou dans une maison où maintenant encore, nous pouvons fermer les yeux et respirer l’odeur des pièces.
Ce qui lie entre eux ces moi infiniment changeants, aux réactions et aux retours infinis, c’est : il y a toujours une voix intérieure authentique. Faites-lui confiance »

Gloria Steinem, « Revolution from Within. A Book of Self-Esteem » (1992) [13]


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  • C’est une belle réflexion itinérante qui nous permet de marcher un peu aux côtés de Lise et de continuer à y penser encore...
    Le film court derrière !

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[1Antoine Guillot, La Dispute, France Culture, 31 mai 2019 - https://www.franceculture.fr/emissions/la-dispute/cinema-sibyl-le-jeune-ahmed-le-fils

[2Contraction de « man » (homme) et « explaining » (explication), le « mansplaining » ou en français « mecsplication » pointe cette tendance (horripilante) qu’ont les hommes à s’adresser aux femmes d’un air condescendant pour leur expliquer ce qu’elles savent déjà. https://www.france24.com/fr/20170304-manspreading-mansplaining-petit-lexique-ces-penibles-comportements-masculins-complete-nos-soins

[3Aurélien Bélanger, La Conclusion, France Culture https://www.franceculture.fr/emissions/la-conclusion/sibyl

[6Sorti le 24 mai, le film démarre avec 124 696 entrées (contre 260 326 au démarrage pour Victoria en 2016) puis chute de 24% en 2e semaine. Source http://www.jpbox-office.com/

[8Conférence de presse Cannes 2019 : https://www.dailymotion.com/video/x79b8x2

[9Entretien Le Monde

[11Libération du 23 mai 2019

[12Le « Badaboum manifesto », le principe fondateur en est simple : ponctuer chaque saillie sexiste d’un « badaboum » – Chloé Delaume, « Mes bien chères sœurs », Seuil, 132 p., 13,50 euros

[13Une révolution intérieure : essai sur l’amour propre et la confiance en soi, trad. Gérard Merlo, 1997, InterEditions