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Dix pour cent, saison 2, épisodes 3 et 4

Écrite par Fanny Herrero / France 2 / 2016

>> Geneviève Sellier  

Publié le lundi 1er mai 2017



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Il se confirme que la qualité des épisodes dépend largement de la capacité des scénaristes à inventer une intrigue qui soit pertinente par rapport à la personnalité des « guest stars ». On s’ennuie donc pas mal dans l’épisode 3 construit autour du « youtubeur » Norman, surtout quand on est totalement étranger à cette culture, ce qui est mon cas, je le confesse. De plus, le nouveau propriétaire de l’agence Hicham Janowski (Assaad Bouab) confirme qu’il est le méchant de l’histoire, exigeant des collaborateurs de l’agence qu’ils/elles consacrent leur énergie à organiser un anniversaire bling-bling pour son fils de 10 ans, dont il se dispute les faveurs avec son ex-femme. L’épisode se termine par un « plan-cul » à trois qui n’est pas d’une grande finesse…

En revanche, l’épisode 4 est plus séduisant, parce qu’Isabelle Adjani y joue avec conviction son rôle de diva qui cherche à travailler avec un « auteur » (fictif – la série met des limites à ses audaces…), lequel témoigne d’une susceptibilité digne de son statut d’artiste. Par ailleurs, les péripéties sentimentales et professionnelles qui concernent les protagonistes récurrents pimentent agréablement, sinon toujours de manière convaincante, l’épisode.

Sur le plan qui nous intéresse ici, on reste dubitatif sur la capacité de la série à tenir la volonté affirmée dans le pilote de sortir des stéréotypes genrés (et de race et de classe)…


2 commentaires

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  • Je suis énervée, triste et tellement naïve d’avoir attendu autre chose de cette série… Une lesbienne en prime sur le service public, c’était trop beau pour être vrai. Évidemment, il fallait qu’elle se tape un mec dans la saison suivante.
    Le site Autostraddle a recensé sur le petit écran 175 morts de lesbiennes contre 26 happy ends.
    Le message de la télévision aux lesbiennes est clair : meurt ou rentre dans les rangs. Rien de neuf sous le soleil hétéronormatif.

  • Je continue parce que je suis encore énervée :
    A mon sens, c’est plus grave que « un « plan-cul » à trois qui n’est pas d’une grande finesse… ». C’est Andréa qui - on ne saura jamais pourquoi - décide de se taper l’insupportable Hicham (sans toucher le mannequin qu’elle avait pourtant dans le viseur).
    Les justifications bancales de l’épisode suivant font mal au coeur : à son corps défendant, elle a aimé ça, parce que tout le monde le sait, rien ne vaut une bite, une vraie.
    SPOILER ALERT à l’attention des hétéros : les lesbiennes ne couchent pas avec des hommes parce qu’elles sont… LESBIENNES.